Semaine 2 : Les Brésiliennes y vont cul sec

Ayéééééééé ! C'est fini !

La semaine est close.

1

Les Fantastiques Années Vingt
(The Roaring Twenties)
de Raoul Walsh -- 1939 -- Proposé par Angela

Si "Les Fantastiques Années 20" furent celles de la Prohibition et des bootleggers, les années 30 furent celles du film de gansters dont ce film est le couronnement du genre. C'est simple : Cagney donne la rubrique à Bogart, le scénario est étonnamment moderne (Scorsese reconnaît s'en être beaucoup inspiré pour "Les Affranchis") et la mise en scène de Raoul Walsh est épatante d'efficacité et de rigueur. En premier indice, la photo de la marraine de guerre sur laquelle Cagney fantasme à l'armée et qui suscite après coup des thèmes pas si éloignés que ça de Leone ou de De Palma.

2

E.T. l' Extra-Terrestre
(E.T. the Extra-Terrestrial)
de Steven Spielberg -- 1982 -- Proposé par Ursula

Trop peu de Spielberg au jeu FRCD mais les Brésiliennes se rattrapent et vous en collent même deux cette semaine ... mais promis on vous fera pas le coup des Valseuses qui collaient systématiquement un Woody Allen et un James Bond par semaine (franchement quel mauvais gout ;-). Pour revenir à ET ... c'est le film PARFAIT qui fait retomber Ursula dans sa petite enfance et qui en verserait presque une petite larme à chaque fois. En question, la scène de défonce à la bibine !!! En indice 1, Maureen O'Hara dans l'Homme Tranquille auquel Spielberg fait référence dans la scène suivante. En indice 2, la rencontre entre ET et Yoda lors de la soirée d'Halloween !

3

Withnail & I
de Bruce Robinson -- 1987 -- Proposé par Crétina

Film mythique en Grande-Bretagne, je l'ai vu au cours d'une soirée bien amusante, l'arrivée du mythique de "Presuming Ed" (image) est très drôle même si très anecdotique dans le film, mais je voulais mettre une question très dure car j'avais été échaudé par les MGC à tour de bras de la semaine dernière. Indice 1 : Richard E. Grant (alias Withnail) avec son oncle Richard Griffiths (Monty) que l'on voit dans Harry Potter et qui joue ici le rôle d'un pédé totalement pervers (séquence à hurler de rire lorsqu'il est dans sa robe de chambre). Indice 2 : "I must have some booze. I demand to have some booze!" qui est dans les citations de l'imdb. Un film culte injustement inconnu en France.

4

Un singe en hiver
de Henri Verneuil -- 1962 -- Proposé par Démonia

Rare sont les films maniant avec une telle réussite humour et drame. Humour car impossible de résister aux numéros d'acteurs de Gabin et Belmondo, drame car le fond de l'histoire ne prête vraiment pas à sourire, témoin ce glaçant final. Au final un classique du cinéma français mis en scène par l'un de ses grands artisans Henri Verneuil (vla que j'cause fashion dites donc) avec des dialogues d'Audiard qui mériteraient comme souvent une statue. En question Bebel rond comme une queue de pelle qui fait de la corrida sur route, en indice les 2 avec un Noël Roquevert de légende pour un feu d'artifice improvisé sur la plage et Bebel qui déguste.

5

Tandem
de Patrice Leconte -- 1987 -- Proposé par Paquita

On dira ce qu'on voudra, les perdants magnifiques sont souvent les personnages les plus fascinants. Et quand c'est Rochefort qui s'y colle en animateur radio sur le déclin, avec quelques dialogues bien sentis on peut faire tenir n'importe quel tandem.

6

Whisky à gogo !
(Whisky Galore !)
de Alexander Mackendrick -- 1949 -- Proposé par Ursula

Premier film d'Alexander Mackendrick à qui l'on doit les plus célèbres "Tueurs de dames" et "L'homme au complet blanc" toujours pour les studio Ealing. Mais étonnement j'éprouve beaucoup plus de sympathie pour ce "Whisky à Gogo" et ses différents protagonistes (une sacrée collection de trognes en tous genres !). En question, la formidable démonstration d'inventivité des habitants de l'île à planquer leur Whisky. En indice 1, une référence à Mister Memory des "39 Marches" d'Hitchcock. En indice 2, la très impertinente introduction du film ...

7

Les Enchaînés
(Notorious)
de Alfred Hitchcock -- 1946 -- Proposé par Ursula

Mon Hitchcock préféré de tous les films en noir et blanc et je ne pourrai rien dire de mieux que ceci : "Notorious, c'est la quintessence de Hitchcock. Il est resté extrêmement moderne. Il contient peu de scènes et est d'une pureté magnifique ; c'est un modèle de construction de scénario. [] Un maximum d'effets avec un minimum d'éléments. Toutes les scènes de suspense s'organisent autour de deux objets, toujours les mêmes : la clé et la fausse bouteille de vin. L'intrigue sentimentale est la plus simple du monde : deux hommes amoureux de la même femme... On a le sentiment de voir quelque chose d'aussi contrôlé qu'un dessin animé. La plus grande réussite de Notorious, c'est probablement qu'il atteint au comble de la stylisation et au comble de la simplicité." (F. truffaut) En question, le plan sur les bouteilles contenant le precieux minerai. En indice 1, la fin du vertigineux travelling. En indice 2, Ingrid Bergman et son verre d'Asrpo !

8

Easy Rider
de Denis Hopper -- 1969 -- Proposé par Démonia

L'alcool n'est pas le fond de ce film, ça serait plutot la défonce en général, et surtout la soif de liberté, de pouvoir tout quitter pour faire ce que bon vous semble. Tout l'esprit des glorieuses 70's concentré dans ce légendaire Easy Rider. En question Dennis Hopper picole, en indice 1 Dennis Hopper picole toujours, l'indice 2 se passe de commentaires.

9

Duel
de Steven Spielberg -- 1971 -- Proposé par Paquita

J'aime bien les premiers films de réalisateurs connus. Rétrospectivement, on y trouve en général plein de thèmes personnels qui font écho à la filmographie ultérieure du cinéaste. Avec "Duel", ça foisonne: les place du père/mari au sein de la cellule familiale, les prémisces de Jaws (le camion est un alter ego parfait du requin)... mais par dessus tout, ce que j'aime dans "Duel", c'est que c'est un film vraiment unique avec pléthore de scènes mémorables comme celle du bar (l'image à reconnaître) ou la vieille aux serpents (indice 1).

10 *
(*) La question est sous forme de fichier vidéo MPEG. Utilisez la fonction 'Enregistrer sous'.

The Bank Dick
de Edward F. Cline -- 1940 -- Proposé par Angela

Lorsque Crétina décida de mettre un WC Fields dans la semaine picole, j'ai aussitôt pensé que Fields, mort d'une cirrhose, méritait bien une deuxième tournée. Et "The Bank Dick" est assez épatant, complètement décousu mais attachant comme c'est pas permis. Avec une course-poursuite finale mémorable (la vidéo), le "dick" qui rentre dans le "Black Pussy Café" (indice 1) ou qui s'improvise réalisateur (l'officiel est en train de désaoûler) pour diriger le couple le plus mal assorti verticalement depuis Tom Cruise et Nicole Kidman. D'ailleurs, c'était un des films préférés de Stanley Kubrick.

11

Vivre
(Ikiru)
de Akira Kurosawa -- 1952 -- Proposé par Paquita

Il y a tellement de choses bien dans "Vivre" que je ne sais par laquelle commencer, alors je vais les citer pèle-mèle: une mise en scène splendide avec des séquences incroyables (telle la soirée dans le bar où la caméra virevolte littéralement), le jeu tout en justesse de Takashi Shimura, une construction audacieuse (moins que celle de Rashômon, certes, mais tout de même) et l'humanisme qui caractérise tant d'oeuvres du Maître.

12

French Connection II
de John Frankenheimer -- 1975 -- Proposé par Angela

"French Connection II" reste souvent dans l'ombre du premier volet et, comme il y a des fans de Friedkin ici, je ne vais pas dire du mal du premier. En fait, quand on se prend au rythme de cette suite, il y a de quoi être ébloui, comme dans tout bon Frankenheimer. Une vision sans pitié de Marseille (avec des poissonniers en grève, premier indice), un Gene Hackmann complètement paumé qui bredouille en français et une séquence inoubliable avec Kathleen Nesbitt après laquelle la "drogue", simple prétexte à l'enquête dans le premier film, n'est soudain plus une abstraction.

13

Ace Ventura en Afrique
(Ace Ventura: When Nature Calls)
de Steve Oedekerk -- 1995 -- Proposé par Ursula

Les keywords de l'Imdb résument à eux seuls toute la finesse de ce grand film : "Talking through buttocks", "Obscenity", "Stupidity" et "Vulgarity" ... mais putain qu'est ce que ca peut me faire hurler de rire !!! J'invite tous les joeurs ayant trouvé la réponse à la première question (et y en a faut pas croire ... on a des cinéphiles de première classe à ce que je vois !!!) à se délecter tout de même des ces deux formidables indices qui se passent de commentaires !!!

14

Fatal Glass of Beer
de Clyde Bruckman -- 1933 -- Proposé par Crétina

Court-métrage (déjà tombé, j'ai honte, au jeu FRCD) de Clyde Bruckman avec l'ami des enfants W.C. Fields. Premier image : le fils de Mr. Snavely lorsqu'il est parti en ville et qu'il a commencé de boire. Indice 1 : la chanson qu'interprète Mr. Snavely (Fields) où il raconte l'histoire de son fils. Indice 2 : Snavely père et mère en train de déguster le petit déjeuner. On peut reconnaître, en se donnant du mal, Fields.

15

Les Trois Mousquetaires
(The Three Musketeers)
de George Sidney -- 1948 -- Proposé par Ursula

Malgrè les nombreuses libertés prises, ce film reste pour moi la meilleure adaptation du roman de Dumas. Un divertissement jubilatoire mené à un rythme effréné par un Gene Kelly au meilleur de sa forme !!! En question, les meugleuries (!) d'Athos retranché dans la cave. En indice 1, Buckingham et la délicieuse Constance. En indice 2, la Fleur de Lys sur l'épaule de Milady.

16

Sideways
de Alexander Payne -- 2004 -- Proposé par Rhonda

Un des chocs de l'année dernière... Mais choc tout en douceur avec passage du rire (la scène des gros qui baisent pendant que le héros essaie de récupérer son portefeuille est inoubliable) aux larmes grâce à des personnages brisés ou à fleur de peau. En indice 1, le pétage de plombs de Giamatti et en indice 2, le retour au 1er plan de Virginia Madsen.

17

Ecrit sur du vent
(Written on the Wind)
de Douglas Sirk -- 1956 -- Proposé par Crétina

Mélodrame flamboyant, parfois un peu trop, cette question n'a pas posé de difficulté si l'on trouvait à la première image : Robert Stack, qui interprète dans le film un alcoolique picole un verre dans un bar. Parce que l'indice 1, c'était une vacherie. C'est dans l'autobio soporifique de Bacall qu'on lit ce texte : la description de chaque allée des supermarchés où elle fait ses courses (lisez-le, il vous découragera de lire le livre, je pense). Indice 2, pour me faire pardonner : Bacall et Hudson devant les pubs de la Hadley Company. Tout pour trouver dans cette dernière image.

18

Rio Bravo
de Howard Hawks -- 1959 -- Proposé par Ursula

C'est la fin de semaine, c'est ma dernière question, et je suis a court de commentaire !!! En indice 1, le charabiat de l'excellentissime Walter Brennan (on peut également reconnaitre la voix de John Wayne). En indice 2, la supra sexy Angie Dickinson :-)

Adresse du jeu pour répondre : brazil36@googlegroups.com