Semaine 3 : Les Brésiliennes en mettent plein dans la face

Ayéééééééé ! C'est fini !

La semaine est close.

1

Family Portraits : A Trilogy of America
de Douglas Buck -- 2004 -- Proposé par Démonia

Family Portraits est composé de trois moyens métrages indépendants d'où le quotidien ordinaire d'américains moyens des banlieues cache les plus grandes folies, où l'aliénation mentale accouche de l'horreur et de la souffrance absolue. 3 chefs d'oeuvre de Douglas Buck dont on revient hanté. En question la fille de Nicholas Ray dans une séquence inoubliable tirée de l'effroyable Cutting Moments (1997), en indice 1 une séquence choc tirée de Home (1998) et en indice 2 un commentaire de Douglas Buck qui copié collé dans google donnait direct le film. Ne manquait que le troisième segment Prologue (2003) trés (trop ?) proche de "Sweet Hereafter", le plus "positif", en forme de rédemption. Le meilleur du cinéma underground dans vos faces, j'espère que cela aura toutefois donné envie à certains de le découvrir.

2

Shaun of the Dead
de Edgar Wright -- 2004 -- Proposé par Crétina

Excellent film de zombies par quelques-uns des auteurs de l'excellente série britannique "Spaced", "Shaun of the Dead" offre quelques séquences mythiques comme l'image à trouver : une zombie attaquer par un vinyle de Sinead O'Connor. Indice 1 : les membres de Coldplay qui joue pour venir en aide aux Zombis (le Zombaid qui donnait le film direct dans Google). Indice 2 : le héros et l'héroïne qui déambule dans une zone infectée à côté de leur pub favori, le Westminster.

3

L'important c'est d'aimer
de Andrzej Zulawski -- 1975 -- Proposé par Rhonda

Un film de la grande époque de Zulawski (c'est à dire tout ce qui précède sa rencontre avec Sophie Marceau). Un choc durable et indélébile. Schneider qui trouve son meilleur rôle, Dutronc paumé et désespéré, Testi (Indice 1, sublimement beau) médiocre photographe désireux de sortir du milieu malsain où il évolue, et une galerie de seconds rôles tous plus crapuleux, misérables et malsains les uns que les autres (la palme revient à Claude Dauphin). En question, la scène odieuse de la séance photo et indice 2, vous l'avez tous reconnu, Katia Tchenko !

4

Chien enragé
(Nora inu)
de Akira Kurosawa -- 1949 -- Proposé par Paquita

Chien enragé, c'est avant tout un tandem d'acteurs dont rêverait tout bon cinéaste, mais ce n'est pas seulement cela. Toshiro Mifune y incarne un jeune flic à la poursuite d'un homme qui commet des méfaits avec l'arme qu'il lui a subtilisée. Développant à la fois la relation élève-professeur qui s'établit avec Takashi Shimura, mais aussi le jeu de négatifs entre le policier rongé par la culpabilité et le gangster inconséquent, Kurosawa déploie brillamment tout son art jusqu'à un final non moins admirable. On sort de ce petit chef d'oeuvre avec quelques scènes superbes en tête, telle la poignante séquence dans le hall de l'hotel (image initiale) ou encore Mifune errant dans les bas-fonds de la ville en quête d'un homme certes, mais surtout d'une rédemption.

5

Les Forbans de la Nuit
(Night and the City)
de Jules Dassin -- 1950 -- Proposé par Ursula

Quelques jeunes décident de monter un groupe de rock. Le chanteur veut se la jouer trash, mais le bassiste ne l'entend pas de cette oreille. Au cours d'une lutte acharnée, il étrangle le chanteur (image 1). Dépourvu de chanteur, le groupe mettra ensuite plusieurs décennies à percer mais y réussira avec le tube "Chante et mets tes baskets" ... je ne sais pas qui est la Brésilienne qui a encore piqué mon commentaire, mais il me fait bien marrer ! Sinon chef d'oeuvre absolu que ces "Forbans de la Nuit" ... En question, le lutteur Kristo. En indice 1, la superbe Gene Tierney. En indice 2, Richard Widmark. Voila :-) !!!

6

Cannibal Holocaust
de Ruggero Deodato -- 1980 -- Proposé par Démonia

Un de ces graal de ma jeunesse, un étalon de l'extreme. Horreur, malaise, voyeurisme, violence, un film important souvent à la limite du regardable et qui pose de bonnes questions. Il s'écrabouille hélas le nez dans le spectacle super complaisant de tortures et massacres gratuits d'animaux pour le plaisir de choquer, c'est inutile et torpille le discours. La partie "Blair Witchienne" est vraiment scotchante même si les reporters y ont un comportement débile à la limite du réalisme. En question le mythique et décalé theme principal de Riz Ortolani, puis du facile.

7

Nous avons gagné ce soir
(The Set Up)
de Robert Wise -- 1949 -- Proposé par Ursula

Je continue avec mes films de castagne en rendant un petit hommage au réalisateur Robert Wise décédé en fin d'année dernière ... "Nous avons gagné ce soir" reste l'un des plus beaux et plus réalistes films sur la sujet (nervosité et précision du montage, utilisation du temps réel, ...). En question, (je suis une truffe je viens de voir que cette première image se trouvait sur la critique Classikienne !!!) un des nombreux plans sur les horloges avec la compagne de Stocker. En indice 1, l'aveugle assistant aux combats de boxe. En indice 2, le theme du film ...

8

Terminator 2 : le jugement dernier
(Terminator 2 : Judgment day)
de James Cameron -- 1991 -- Proposé par Rhonda

La génialissime Rhonda (anciennement Le Grand, Le Très Grand Fred Loukass) aime Cameron et elle ne s'en cache pas ! Une question facile, donc doublée d'une grande nouveauté au jeu frcd : En question, le début du travelling latéral où on découvre la mère de la famille d'accueil du petit Furlong et en indice 1, la fin de ce même travelling avec le père bien puni d'avoir bu le lait à même la bouteille ! Magnifique Rhonda, toujours désireuse d'innover et bourrée (!!!) de bonnes idées ! En indice 2, la fin du monde tout simplement !

9

Rocky
de John G. Avildsen -- 1976 -- Proposé par Démonia

Rocky est l'un de mes classiques de chevet, il était temps qu'il passe au jeu ! J'ai toujours adoré cette incarnation de l'American spirit, où tout devient possible pour qui veut se battre. Stallone est parfait, il est le personnage, et il est nécessaire de voir le film en VO pour pleinement apprécier sa performance. En question la géniale musique de Bill Conti, puis Burt Young en Paulie, et Rocky qui s'y voit déjà. La réponse Rocky II était acceptée puisque le thème de la question y est aussi présent.

10

L'Homme Tranquille
(The Quiet Man)
de John Ford -- 1952 -- Proposé par Ursula

Si vous aimez la baston, la Guinness, et les rouquines ce film est pour vous (et pour moi :-) !!! Et c'est encore mieux lorsque c'est réalisé par un John Ford retournant sur ses propres terres ... une Irlande haute en couleurs dans tous les sens du terme. Je me régale toujours des films où tout le monde se tapent dessus sans aucune raison apparente alors qu'ils étaient tous bien tranquilles deux minutes auparavant (Question) !!! En indice 1, Maureen O'Hara (quasi identique à celui que j'avais proposé pour E.T. en semaine dernière). En indice 2, la séquence flashback du dernier combat de John Wayne.

11

Bedlam
(Bedlam)
de Mark Robson -- 1946 -- Proposé par Angela

Dernier film produit par Val Lewton pour la RKO, "Bedlam" (confié à Mark Robson) est fascinant à plusieurs titres. Inspiré d'une gravure de Hogarth (reproduite au générique et constituant le premier indice), c'est à la fois un film d'époque et une étude de l'univers psychiatrique. Il comporte aussi cette scène habituelle dans les productions Lewton d'une femme marchant dans l'obscurité et terrorisée par les bruits, sauf que cette fois-ci la femme surmonte sa peur et brise enfin le cercle qui la laissait prisonnière. Autre scène difficile à oublier : la chute de Master Simms (Boris Karloff), enterré vivant (l'indice 2).

12

Panique à Needle Park
(The Panic in Needle Park)
de Jerry Schatzberg -- 1971 -- Proposé par Démonia

Pas mal de bon films ont été fait sur la dépendance aux drogues dures et la déchéance qui s'ensuit dont ce splendide Panique à Needle Park qui s'attache au quotidien du "Needle Park" où se réunissent les camés de NYC. Inutile de préciser qu'Al Pacino y est génial, aussi pathétique que sympathique mais la bonne claque vient surtout de Kitty Winn qui sombre par amour. Bienvenue dans l'un des caniveaux de l'humanité. En Question la dépendance, en indice tout pour une piqure, en indice 2 big Al. 1971, la meilleure des années, la preuve c'est mon année de naissance.

13

Scènes de crimes
de Frédéric Schoendoerffer -- 2000 -- Proposé par Paquita

De prime abord, le sujet de Scènes de Crimes n'est pas d'une grande originalité puisque le film suit une enquête sur des meurtres en série. Pas de panique, pourtant: Là où d'autres s'acharnent à singer le cinéma américain en multipliant filtres colorés et clichés sur les tueurs à l'intelligence surhumaine, Schoendoerffer a choisi d'adopter une démarche résolument réaliste. Pour autant, à aucun moment le film ne tombe dans l'écueil d'imiter un documentaire en se focalisant que sur faits et procédures. Il prend soin de ne pas négliger les ressorts de la fiction pour mettre à jour les obsessions de ses personnages, leur clairvoyance autant que leurs travers. Bien plus que les faits, c'est l'humanité des protagonistes qui fait la force de Scènes de Crimes, ainsi qu'une mise en scène aussi intelligente que précise. Mention spéciale pour la séquence incroyable de reconstitution au luminol (question initiale) où présent et passé se rencontrent brièvement avec une force visuelle rarement atteinte dans ce type de cinéma.

14

Je suis un évadé
(I Am A Fugitive From A Chain Gang)
de Mervin LeRoy -- 1932 -- Proposé par Angela

Alors que je me préparais à rédiger mon commentaire, voici ce que j'ai trouvé sur mon bureau : « "Je suis un évadé" raconte l'histoire d'un bagnard pauvre mais honnête qui se retrouve maire d'une petite ville de province française ainsi qu'entrepreneur de talent. Malheureusement, un policier zélé va tout faire pour le confondre et prouver qu'il n'est autre qu'un bagnard évadé et pas un fonctionnaire renommé. Image : le bagnard vient d'apercevoir une petite fille avec un seau d'eau. Indice 1 : Frank Sinatra joue le rôle de Thénardier, un aubergiste vil et avare. Indice 2 : Le Bagnard retrouve ses geoles dans un rêve prémonitoire. » Infâme Crétina, apprends que "Je suis un évadé" est surtout remarquable par sa sècheresse et sa crudité, inaccoutumées à l'époque. Que le dernier plan, où Paul Muni s'efface dans le noir, est une des plus belles fins de tout le cinéma américain. Et que je ne mettrai pas de Sinatra cette session.

15

Keane
de Lodge H. Kerrigan -- 2004 -- Proposé par Crétina

Un film "Prends ça dans ta gueule et viens pas pleurer après petit bébé". Plan à trouver : William Keane qui a perdu sa gamine va faire du babysitting chez une de ses voisines. Indice 1 (et accessoirement affiche du film) : dans la gare, la fille perdue et son père se tiennent la main. Indice 2 : l'acteur principal en gros plan sort de la gare. Kerrigan assure grave la cacahouète.

16

Dans ma peau
de Marina de Van -- 2002 -- Proposé par Démonia

Aie la tête ! Difficile de parler de ce film, choc indescriptible...esthétiquement sublime, psychologiquement effroyable. Donnez lui sa chance il la mérite ! En question un split screen sanglant assez caractéristique, en indice 1 la souffrance et en indice 2 Laurent Lucas.

17

La vengeance est à moi
(Fukushû suruwa wareniari)
de Shohei Imamura -- 1979 -- Proposé par Paquita

Imamura a ses obsessions, comme les pulsions animales de ses personnages, plus précisément le lien ténu entre violence physique et désir sexuel, mais aussi la violence plus perfide des rapports sociaux et familiaux. Bien loin de se cantonner à tracer le parcours d'un tueur, Imamura s'attache surtout dans ce film à décrire un Japon d'après-guerre où la figure d'Iwao Enokizu sert avant tout de miroir à une société déstabilisée en pleine reconstruction. Mais comme souvent chez Imamura, on évite pédagogie et jugements de valeur, les personnages sont confrontés à leurs démons et la caméra les dissèque avec précision, ce qui fait la force de son cinéma sans égal. Saluons l'initiative de MK2 qui s'est décidé tout récemment à diffuser enfin ce joyau dans les bacs à DVD de l'hexagone (26 ans après sa sortie mais mieux vaut tard que jamais).

18

Tetsuo
(Tetsuo)
de Shinya Tsukamoto -- 1988 -- Proposé par Démonia

Si l'hystérie prenait forme elle pourrait facilement ressembler à cette oeuvre inclassable de Tsukamoto. Kaléidoscope de douleurs, de fusion machine/chair, un film folie, porte ouverte sur l'inconscient d'un auteur, un vrai. Enorme ! Question et indices abordables pour qui avait vu le film, et celui la, comme la plupart de ma sélection cette semaine, on ne l'oublie pas !

Adresse du jeu pour répondre : brazil36@googlegroups.com