Semaine 5 : Les Brésiliennes sur la route de Katmandou

Ayéééééééé ! C'est fini !

La semaine est close.

1

Les 5000 doigts du Dr. T.
(The 5,000 Fingers of Dr. T.)
de Roy Rowland -- 1953 -- Proposé par Crétina

Mythique film que Canal+ a eu le bon goût d'exhumer il y a quelques années à mon grand plaisir. Image à trouver : séquence musicale dans les rêves du petit garçon, indice 1 : placement autour du piano pour 500 élèves, indice 2 : le fameux piano.

2

Crazy kung-fu
(Kung-fu hustle)
de Stephen Chow -- 2004 -- Proposé par Rhonda

Le délire à l'état pur ! Le bonheur, ça tient à peu de choses, comme prendre son pied avec un film dont on attend rien (parce que le film qu'on avait prévu d'aller voir affiche complet et qu'on se retrouve à aller voir "Crazy Kung-fu" faute de mieux) et qui vous fait plier de rire non-stop. Moi qui râle à chaque fois que les Paquita et autres Démonia proposent un film asiatique, je me suis permis une petite entorse à mon code d'honneur mais c'était exceptionnel !

3

Le Lycée des cancres
(Rock 'n' Roll High School)
de Allan Arkush -- 1979 -- Proposé par Angela

Petit film totalement déjanté, "Rock 'n' Roll High School" est à la fois une des dernières productions Corman recommandables et un total anachronisme. Réponse de Corman aux comédies ados de lycée marchant fort à l'époque, le film devait tourner autour d'une grosse star. Manque de chance : les stars pressenties ne sont pas intéressées et on se rabat sur les Ramones (qui, à l'époque, n'étaient pas aussi "cool" et populaires qu'aujourd'hui où ils sont presque tous morts). Et on hérite d'un film où les Ramones sont numéro un au hit parade, où les souris blanches doivent porter un casque pour éviter d'exploser après écoute de wowk 'n woll, tourné avec astuce par Allan Arkush avec quelques habitués de Corman en guests (Paul Bartel, image 1, ou la très bien baptisée Mary Woronov, indice 2). Si quelqu'un avait "Get Crazy" du même réalisateur, je serais curieux de voir.

4

Alice
(Neco z Alenky)
de Jan Svankmajer -- 1988 -- Proposé par Paquita

Commençons par enfoncer une porte ouverte : avec cette version d'Alice toute en stop motion, on est à mille lieues de la version Disney et on ne le regrette pas le moins du monde. Svankmajer y développe un univers fascinant et oppressant, rarement l'imagerie suggérée par Lewis Caroll aura été exploitée aussi efficacement. Une représentations d'univers oniriques, naviguant dans la frontière floue entre simple rêve et cauchemar, qu'on ne retrouve pas souvent, sauf à se tourner vers les films les plus symboliques de Lynch.

5

Les Voitures qui ont mangé Paris
(The Cars That Ate Paris)
de Peter Weir -- 1974 -- Proposé par Angela

Premier film de Peter Weir, "Les Voitures qui ont mangé Paris" est un OVNI qui pioche dans tous les genres cinématographiques (western spaghetti, horreur, publicité) pour bâtir une sorte d'univers absurde et décalé épatant. En première image, le bal de Paris (Australie, hein...) avec les malades défigurés de la clinique costumés.

6

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
(Harry Potter and the Prisoner of Azkaban)
de Alfonson Cuaron -- 2004 -- Proposé par Ursula

Absolument hermétique aux bouquins, je suis en revanche très bon public pour les adaptations cinéma d'Harry Potter. Et surtout fan de ce troisième opus bien plus sombre et mature que les deux premiers (on va pas trop en demander a Chris Columbus non plus ;-) ). En question, le bus qui rétrécit. En indice 1, Harry sous sa cape d'invisibilité qui vole une sucette. En indice 2, la baguette sur la carte du "marauder".

7

Une Créature de Rêve
(Weird Science)
de John Hughes -- 1985 -- Proposé par Démonia

Fabriquer une bombe intersidérale beaucoup en ont rêvé, ils l'ont fait ! J'aime beaucoup le John Hughes réalisateur des 80's, c'est toute une partie de ma jeunesse car j'avais l'age des protagonistes à cette époque. Bref bonjour la madeleine ! En dehors de ces considérations toutes personnelles je trouve ca toujours aussi bien foutu. En question Kelly LeBrock (j'étais amoureux) devant un Bill Paxton ressemblant étrangement à un étron frais, en indice 1 on reconnaissait à gauche de cette bande de crétins avec sous tif sur la tete Robert Downey Jr., et en 3 la fameuse arrivée de Kelly LeBrock. So fucking 80's !

8

Drôle d'oiseau
(Lord love a duck)
de George Axelrod -- 1966 -- Proposé par Angela

Autre OVNI, "Lord Love a Duck" est une des deux tentatives (et apparemment la seule valable) d'un scénariste de renom (7 Ans de réflexion, Un crime dans la tête, Diamants sur canapé) de passer à la réalisation. Et en fait, tout y passe : s'inspirant des "beach movies" qui crétinisent la jeunesse de l'époque, Axelrod s'en prend à toutes les institutions de la société dans un délire assez joyeusement organisé. A ne pas rater : la scène où Malcolm McDowell se fait engueuler par une psy parce qu'il ne voit pas des choses assez négatives dans les taches d'encre du test de Rohrschach. Et celle où Tuesday Weld (ce qu'elle était canon à l'époque...) convainc son père de lui offrir des pulls angora avec force feulements pour le moins équivoque (les indices).

9

Intolerable Cruauté
(Intolerable Cruelty)
de Joel & Ethan Coen -- 2003 -- Proposé par Paquita

Intolérable Cruauté s'ouvre sur un Geoffrey Rush coiffé en véritable Jacky, fredonnant du Simon & Garfunkel. Rien que pour ça, on sait déjà qu'on n'a pas perdu son déplacement. Ce n'est que le début de cette comédie bien enlevée où tout le monde s'en donne à coeur joie, les frères Coen évidemment, mais aussi un George Clooney fort jouissif dans son personnage Carygrantesque. Dans l'ensemble l'alchimie fonctionne souvent, même si ça n'atteint pas toujours le niveau de franche rigolade d'un Big Lebowski.

10

L'Homme à la Caméra
(Chelovek s kino-apparatom)
de Dziga Vertov -- 1929 -- Proposé par Démonia

Un homme se promène avec sa caméra dans le Moscou de 1929 et nous livre ses images et réflexions par l'image. D'un coté la réalité, de l'autre l'image filmée. Vertov a pour but de réunir les deux en une forme d'art cinématographique indépendante de la littérature et du théatre. Un nouveau langage somme toute. On peut aussi voir le film comme un Koyaanisqaatsi de l'époque....brillant et totalement scotchant.

11

La Vie aquatique
(The Life Aquatic With Steve Zissou)
de Wes Anderson -- 2004 -- Proposé par Angela

La question facile de la semaine : l'hippocampe n'était autre qu'une animation de Henry Selick (le maître d'oeuvre de "L'Etrange Noël de Monsieur Jack") pour le quatrième film de Wes Anderson. Retrouvant le ton de "Rushmore", où on ne savait jamais sur quel pied danser, Anderson place cette fois-ci la figure de Bill Murray, en capitaine has been superbe, au centre de la relation entre la figure du père et celle du fils. Mais bon, ça laisse aussi le temps de faire du plongeon dans les glaces du Pôle Nord (indice 1) tout en découvrant l'existence de la mangouste des banquises ou de bûter quelques pirates à l'hôtel Citroën (indice 2).

12

Les Glandeurs
(Mallrats)
de Kevin Smith -- 1995 -- Proposé par Crétina

Sympathique film de Kevin Smith dont Clerks restera le grand film, il voit le grand retour de Shannen Doherty, la Brenda de 90210. Image : à paques, dans le centre commercial où le film se passe, les lapins se font prendre en photo. Indice 1 : ça énerve Silent Bob et Jay. Indice 2 : Ben Affleck pas encore connu avec Shannen.

13

La Marque du Tueur
(Koroshi no rakuin)
de Seijun Suzuki -- 1967 -- Proposé par Paquita

Si on ne devait retenir qu'un seul film de Suzuki, ce serait celui-ci. Fourmillant d'audaces visuelles, de plans complètement tordus et d'idées scénaristiques étonnantes (Jarmush en repompera deux quasiment à l'identique, pas moins de trente ans plus tard pour son "Ghost Dog"), "La marque du tueur" est sans aucun doute l'apogée du style Suzuki. C'est aussi dans celui-ci que la filiation avec des cinéastes comme Resnais se fait le plus fortement sentir, avec néanmoins une griffe inimitable et bien à lui. On ne peut que déplorer son absence des salles obscures durant la décennie qui suivit, en raison de son différend avec la Nikkatsu et d'un l'accord tacite entre les studios pour ne plus l'employer...

14

Le Chat fantôme
(Borei kaibyo yashiki)
de Nobuo Nakagawa -- 1958 -- Proposé par Crétina

Vu à L'étrange Festival, signé par un grand du cinéma japonais dans la tradition des films de fantômes, j'ai tout simplement adoré. On trouve le DVD sous-titré anglais. Image : le chat incarné dans la grand-mère de la maison prêt à tuer. Indice 1 : une partie de Go qui va dégénérer (les Keywords de l'imdb auront été certains). Indice 2 : un texte à lire.

15 *
(*) Format très légèrement erroné !

L'homme qui venait d'ailleurs
(The man who fell to earth)
de Nicholas Roeg -- 1976 -- Proposé par Rhonda

Un film bourré de qualités et surprenant mais qui me laisse un peu froid. Alors pourquoi proposer un film qui ne m'a pas complètement enthousiasmé ? Pour ce qui est la plus grande qualité du film, autrement dit David Bowie qui trouve là le rôle de sa vie ! Personne n'aurait pu créer un extra-terrestre tel comme lui l'a fait avec sa beauté, sa sensibilité et son incroyable présence ! Le seul regret, qu'il ne pousse pas la chansonnette ! :-) En question, la femme de David, sur sa planète lointaine, et en indices 1 et 2, expérimentations et "mise à nu" de l'extra-terrestre.

16 *
(*) La question est sous forme de fichier vidéo MPEG. Utilisez la fonction 'Enregistrer sous'.

Manos: The Hands of Fate
de Hal Warren -- 1966 -- Proposé par Crétina

Le plus mauvais film du monde qui enfonce Ed Wood et de loin, Manos est un véritable chef-d'oeuvre de nullité comme ces trois raccords magnifique de la vidéo (l'histoire dit que la caméra ne pouvait pas tourner plus de trente secondes à la suite, ce qui explique ces raccords calamiteux). Indice 1 : Torgo, sous-fifre du Maître, accueille la famille qui s'incruste (appréciez la complexité du dialogue : Torgo dit tout le temps la même chose). Indice 2 : rien à rajouter.

17

La Folle Mission du Docteur Schaefer
(The President's Analyst)
de Theodore J. Flicker -- 1967 -- Proposé par Angela

Entre les deux "Flint", James Coburn a tourné une autre comédie d'espionnage, moins connue mais probablement supérieure. Pour les amateurs, il s'agit pratiquement de l'équivalent du "Point de non retour" de Boorman mais en comédie, un film où les éléments les plus communs (assiette de soupe, père de famille libéral, cabine téléphonique, etc.) portent tout à coup une charge paranoïaque. Et de toute façon Coburn, en percussionniste de groupe psyché avec une perruque façon Topaloff, ça vaut le détour.

18 *
(*) Format non respecté (et c'est comme ça) !

Tommy
de Ken Russell -- 1975 -- Proposé par Rhonda

Il y a bien longtemps (7 ans déjà), j'avais évoqué dans le premier jeu que j'organisais, la carrière de la grande Ann-Margret et SA scène la plus inoubliable, celle de "Tommy" lorsqu'elle baignait et gesticulait dans les haricots rouges. La voilà donc cette scène hilarante et ragoutante dans la semaine psychédélique (comment pouvait-on oublier Ken Russell dans une semaine avec un thème pareil ?)! Encore un grand oublié au jeu frcd et un film en tous points inoubliables (et pas que pour certaines scènes douteuses) ! En indice 1, Tina Turner (mais oui c'est bien elle) et en 2, Jack Nicholson dans le rôle du séduisant médecin qui va venir en aide à Tommy !

Adresse du jeu pour répondre : brazil36@googlegroups.com