Semaine 7 : Les Brésiliennes en ont plein le cul

Ayéééééééé ! C'est fini !

La semaine est close.

1

Maurice
de James Ivory -- 1987 -- Proposé par Rhonda

Avant "Brokeback Mountain", il y avait "Maurice" ! 2 hommes qui s'aimaient mais qui ne pouvaient vivre leur amour au grand jour sans risquer la prison ou le lynchage. James Wilby est extraordinaire en homosexuel refoulé et qui va même jusqu'à consulter un médecin pour lui faire part du petit quelque chose qui ne fonctionne pas comme il faudrait (indice 1). Hugh Grant, Denholm Elliott, Ben Kingsley (indice 2), Billie Whitelaw complètent le casting du film culte de bon nombre de gays ! Gays qui ne sont pas prêts d'oublier les apparitions (nu ou habillé) de Rupert Graves (image), sublime garde-chasse et qui va faire découvrir l'amour charnel à Maurice (le chanceux :-))

2

Luke la Main Froide
(Cool Hand Luke)
de Stuart Rosenberg -- 1967 -- Proposé par Paquita

Je crois qu'il n'est pas nécessaire de présenter ce classique qui a sans doute contribué à imposer la "griffe" de Newman et son légendaire sourire. La séquence du lavage de voiture (largement repompée dans divers films par la suite) avec la plantureuse Joy Harmon reste mémorable. Il paraîtrait d'ailleurs que les plans en questions furent tournés séparément du reste de la séquence pour éviter que les esprits s'échauffent sur le plateau...

3

La saveur de la Pastèque
(Tian bian yi duo yun)
de Tsai Ming Liang -- 2005 -- Proposé par Paquita

Ce nouvel opus de Tsai Ming Liang est un véritable festival. En mélangeant de longs plans fixes (au cours desquels il réinvente parfois le split-screen, avec un petit côté Tati assez agréable) et des séquences de comédie musicale proprement hallucinantes (cf l'image 1), il réalise en quelque sorte une synthèse entre "The Hole" et "Et là-bas quelle heure est-il ?" (auquel il fait suite, d'ailleurs). On ne peut certes pas en vouloir à ceux qui trouvent son jusqu'au-boutisme un peu gonflant, ni à ceux qui l'accusent de brosser la critique tendance "Cahiers" dans le sens du poil. Mais, rien n'y fait: personnellement, j'adore son style !

4

Parle avec Elle
(Hable con Ella)
de Pedro Almodovar -- 2002 -- Proposé par Ursula

Mon Almodovar préféré malgrè une aversion prononcée pour la tauromachie et toutes ses représentations, mais surtout un Almodovar sans travelo ... ce qui est un comble pour une brésilienne !!! En question, "L'Amant qui rétrécissait" le génialissime petit film dans le film. En indice 1, mes copines m'ont reproché un indice imbitable ... m'en fous :-p et en plus je trouve cette scène tellement inoubliable !!! En indice 2, le personnage de Lydia se préparant à la corrida ...

5

La Route des Indes
(A Passage to India)
de David Lean -- 1984 -- Proposé par Ursula

Retour à la caméra pour David Lean, 14 ans après la Fille de Ryan qui devait être son dernier film ... encore une fois un régal pour les yeux !!! Ce film ferait presque passer à Rhonda son allergie pour la nourriture Indienne ... elle la digère très mal et ça l'empeche de travailler par la suite !!! En question, le temple qui reveillera les emois de cette gourde d'Adela Quaid. En indice 1, une gravure représentant les grottes. En indice 2, Obi Wan Kenobi chez les indiens !

6

Traitement de choc
de Alain Jessua -- 1973 -- Proposé par Rhonda

Il y a quelques années, lors d'un précédent jeu, vous aviez pu apprécier le postérieur d'Alain Delon dans "Monsieur Klein" (déjà une semaine sexe à l'époque) ! Aujourd'hui, Rhonda est fière de vous présenter le devant ! Scène choc (qui valut au film une interdiction aux moins de 18 ans) qui attira les foules à la sortie du film en 1973. C'est aussi une tentative de film fantastique-d'horreur français, comme il y en avait encore quelques unes dans les années 70, porté par 4 acteurs au summum de leur popularité (Delon qui ne se force pas, Girardot qui en fait des tonnes, Hirsch tourmenté et Duchaussoy impassible). Jessua avait du talent et des idées ("Armaguedon, les chiens, Paradis pour tous" sont tout aussi réussis) du moins à l'époque !En indice 1, une découverte macabre et en indice 2, la Girardot fait son possible pour sauver un malheureux promis à une mort certaine.

7

Blind Beast
(Môjuu)
de Yasuzo Masumura -- 1969 -- Proposé par Démonia

Ha fouette moi j'aime ca ! J'adore ce dramatique Masumura bien vicieux, savant mélange entre art et perversion, amour et douleur, haine et douceur. Une grand exploration des sens humains, de sublimes images complètement hallucinées et hallucinantes, une BO de légende, c'est du grand art ! En Question le theme principal de Hikaru Hayashi extraite du DVD, puis Mako Midori dans la gallerie infernale, et un peu de coups pour la route, encore !

8

Exotica
de Atom Egoyan -- 1994 -- Proposé par Démonia

Exotica, mon premier Egoyan, une vraie et grande révélation que j'ai depuis gardé tout pres de moi. Un pur objet de fascination. En question il etait facile de reconnaitre les fesses de Mia Kirshner (rhaaaaaa), en indice 1 toujours la meme dans le triangle avec Bruce Greenwood et le génial Elias Koteas qu'on retrouve en indice 2. Motherfucking K-ULTE !

9

Mélodie pour un tueur
(Fingers)
de James Toback -- 1978 -- Proposé par Angela

Avant que ça ne s'appelle "De battre mon coeur s'est arrêté", il y a d'abord eu un excellent film américain indépendant (quand ce terme avait encore un sens) appelé "Fingers". C'est une des meilleures interprétations d'Harvey Keitel et une exploration impitoyable (bien plus que le remake français, en particulier tout ce qui concerne les dysfonctionnements sexuels) d'un personnage à la croisée des chemins. La première image : Keitel se fait vérifier la prostate. En deux, la scène dans la salle de bains avec Tanya Roberts (future James Bond Girl fadasse au possible). Et en trois, le son d'une scène pratiquement identique dans la V.F.

10

Ken Park
de Larry Clark & Edward Lachman -- 2002 -- Proposé par Crétina

Quand Larry Clark tente de nous expliquer sa vision des jeunes, on rigole pas tous les quatre matins. En image, deux ados qui baisent avant de se faire roder par le père, en indice 1, un ado qui vient de régler son compte à ses grand-parents (et qui leur a volé leur dentier), en indice 2, l'affiche du film, ou pas loin.

11

Confessions d'un homme dangereux
(Confessions of a Dangerous Mind)
de George Clooney -- 2002 -- Proposé par Angela

On a beaucoup célébré Clooney pour son deuxième film (que je trouve personnellement un peu mince) mais j'ai été personnellement très amateur de "Confessions d'un homme dangereux". Autour de la vie de Chuck Barris, créateur d'émissions télé stupides et mythomane patenté (qui affirme avoir été tueur pour la CIA), Clooney démolit joyeusement les valeurs de l'homme occidental, obsédé par le fait de séduire, arriviste et totalement creux. Excellentes prestations de Sam Rockwell et même de Drew Barrymore (à gauche, premier indice) et de Julia Roberts (indice son).

12

La cage aux folles
de Edouard Molinaro -- 1978 -- Proposé par Rhonda

La cage aux folles : Je n'aurai de cesse de dire et de répéter que Michel Serrault est le plus grand acteur du monde ! En voilà la preuve une nouvelle fois avec ce sommet de la comédie où il trouve le rôle de sa vie ! Après lui, personne ne jouera une folle de la même façon. Que de scènes mémorables dans film d'Edouard Molinaro (la soupière et les assiettes aux dessins licencieux (image), le gateau sur lequel il manque le E de Tatie (ind.1) et qui vaut à Alban de pousser son fameux cri, les apparitions de Jacob le "majordome" tout en retenue, le travestissement de Serrault en "vraie" femme afin de tromper Galabru et son épouse etc... Ce n'est peut-être pas du Lubitsch mais c'est un sacré foutu moment de rigolade :-)

13

La Vérité Nue
(Where the Truth Lies)
de Atom Egoyan -- 2005 -- Proposé par Paquita

Second film d'Atom Egoyan cette semaine (quand on aime, on ne compte pas), "Where the Truth Lies" est intéressant à plus d'un titre. D'une part grâce à sa structure narrative, s'enroulant lentement vers l'endroit où la vérité gît - comme l'indique le titre original - mais aussi pour ce perpétuel jeu de miroir entre deux époques (les 50s et les 70s), entre image publique et privée, entre les personnalités opposées des deux acteurs principaux, et tout un art pour mener le spectateur en bateau. En prime, la séquence choisie en image 1 est certes courte mais torride. ;-)

14

Même pas mal !
(Dodgeball: A True Underdog Story)
de Rawson Marshall Thurber -- 2004 -- Proposé par Crétina

Hommage à l'un des anciens joueurs du jeu à qui nous avions promis de mettre ce film. Image : une bonne manière de gagner de l'argent quand on a pas peur des chiens. Indice 1 : petit problème de costume. Indice 2 : prière à David Hasseloff.

15 !
(!) Cet acteur est le héros d'un autre film (plus gros succès de son réalisateur en France) proposé au jeu cette semaine.

Torremolinos 73
de Pablo Berger -- 2003 -- Proposé par Rhonda

Quelle ne fut pas ma surprise lors de cette semaine de jeu de voir que tant d'équipes ont trouvé cet excellentissime petit film espagnol, assez peu distribué l'année dernière mais qui a constitué une tres heureuse surprise ! Inspiré d'une histoire vraie (un vendeur d'encyclopédies est contraint par son patron pour ne pas perdre sa place, de filmer en super 8 ses ébats pour constituer une encyclopédie du sexe), le film fait la part belle aux acteurs Javier Camara (indice 2 et héros de "Parle avec elle") fabuleux dans son rôle de réalisateur improvisé et qui va réaliser son rêve en tournant un film en noir et blanc à la Bergman (indice 1) et Candela Pena (incroyablement touchante dans son rôle d'épouse soumise mais rongée par un drame intérieur (indice 1 toujours)). Un film que je vous conseille plus que vivement !

16 *
(*) La question est sous forme de fichier vidéo MPEG. Utilisez la fonction 'Enregistrer sous'. L'extrait est autorisé tous publics.

SSSnake Le Cobra
(SSSSSSS)
de Bernard L. Kowalski -- 1973 -- Proposé par Angela

Si vous rêviez de voir les fesses de "Fûté" de L'Agence tous risques, ce n'était pas le bon film. Quel manque de chance : de stupides feuilles placées devant la caméra masquent l'anatomie de Dirk Benedict (ainsi que, quelques instants plus tard, celle de sa partenaire à l'écran). Autrement, SSSSSSS (il y a 7 S) est un film craignos comme on les aime, avec un dénouement particulièrement navrant mais qui donne l'occasion au spectateur de voir un serpent picoler avec du whisky dans une soucoupe.

17 !
(!) Réalisateur du film

Frissons
(Shivers)
de David Cronenberg -- 1975 -- Proposé par Démonia

Premier long métrage cinéma de Cronenberg, Shivers a déjà tout du grand ? Mais il EST grand. Des parasites transformant les gens en cinglés nymphomanes avide de sexe et de sang, en voila une intrigue comme j'aime, le tout tourné en 15 jours, et au final une première bonne petite claque à la clef. Tout est déjà là. En question la superbe Lynn Lowry (rhaaaaaaaaaa) nous montre un sein, puis la fameuse scène de la piscine, et en indice 2 le grand David lui meme.

18

L'étalon
de Jean-Pierre Mocky -- 1970 -- Proposé par Rhonda

Rien ne me fait plus rire qu'un Mocky avec Bourvil ! Surtout celui-là où Bourvil joue un rôle limite mais alors limite !!! Bon ça commence avec une musique croquignolette de François de Roubaix puis Jacques Legras jouant à la pétanque (vous avez échappé à la capture), puis Francis Blanche (cul nu en indice 1! On dit quoi? MERCI RHONDA !) apparait bientot rejoint par Michael Lonsdale (impayable en travelo indice 1 toujours) et toutes une ribambelle de femmes insatisfaites dont Bourvil vétérinaire (1ère image) va s'occuper en leur fournissant des "étalons". Le film est fou, Mocky se déchaine contre les institutions et les bonnes moeurs et le film se termine par une scène rocambolesque où Bourvil et Blanche prennent l'identité d'un seul et même député sans que personne ne s'aperçoive de quoi que ce soit (indice 2) !

Adresse du jeu pour répondre : brazil36@googlegroups.com